Ligue de Protection des Audois (L.P.A.) - PLAGE DE LA VIELLE-NOUVELLE - PROTEGER : OUI CONFISQUER : NON La Région et le Conservatoire du Littoral, appuyés par la L.P.O. et le Parc de la Narbonnaise, ont validé la décision de classer en réserve naturelle l’ile de Ste Lucie, les anciens salins et la plage de «La Vieille Nouvelle ». Une des conséquences de cette décision est que cette plage, dès 2011, sera fermée à la circulation automobile. Une piste sera aménagée le long du port et mènera à un grand parking à la frontière de la plage et du port. Les raisons principales de cette mesure sont : - l’application d’une loi qui interdit la circulation automobile sur les plages. - la protection des oiseaux, notamment des sternes, qui nichent dans le sable. Précisons : - que l’utilisation massive de cette plage se situe essentiellement entre le 14 juillet et le 15 août. - que la période de fin de nidification se termine approximativement à mi- juillet (L.P.O.) - qu'elle est exceptionnellement grande (+ de 4 km de long et 500m à 800m de large). - qu’elle est surtout fréquentée, en dehors de la courte période estivale, par les audois et les amis de l’Aude qui fuient les plages à forte concentration d’estivants et d’aménagements artificiels. Nous prétendons que : • Créer un important parking, avec un nouvel accès à travers les salins, n’est pas une solution pratique, esthétique, efficace et ne répond pas à la protection de la faune. Sans parler du coût de sa réalisation, des problèmes d’insécurité générés par la concentration de voitures et du détournement d’un grand nombre d’usagés vers d’autres plages déjà saturées mais plus accessibles. • Une navette (mini train) est envisagée pour desservir la plage à partir du parking. Quel coût d’entretien, combien d’allé-retours, d’attente en plein soleil ?…On voit vite l’absurdité de cette innovation. • L’argument qui consiste à dire qu’une très longue plage (5 km !) restera accessible à pied et en vélo est mensongé : ceci s’adresse essentiellement à la clientèle estivale et sportive qui pourra partir pour une randonnée d’une demi-journée ou plus. Les habitués qui la fréquentent pour une courte baignade, les personnes âgées, les familles avec de jeunes enfants qui choisissent cette plage pour sa tranquillité, les pêcheurs amateurs, en seront exclus ou condamnés à rester groupés à proximité du parking. Nous prétendons que des mesures de protection moins onéreuses et moins dégradantes pourraient être adoptées, ou au moins essayées, tout en garantissant la jouissance de ce patrimoine telles que : • Fermer l’accès de la plage à la circulation automobile de novembre à fin avril, 6 mois durant lesquels cet espace sera totalement rendu à la nature. • Autoriser la circulation automobile de mai à novembre, sur une piste balisée (ex : la plage de Mateille )raisonnablement éloignée du bord de mer, permettant uniquement le croisement des voitures et le stationnement en bord de piste, sans empiéter sur les zones de nidification. • Interdiction formelle de sortir de cette espace balisé, des patrouilles régulières de la police municipale ou de la gendarmerie en garantiraient le respect. • Augmenter les zones de protection à la nidification des sternes, balisées par des filets (expérience déjà tentée début juillet) avec des panneaux explicatifs. De telles mesures permettraient la protection de ce milieu sauvage, dernier espace de liberté exceptionnel auquel les audois sont très attachés. Il fait partie de notre patrimoine, d’une longue tradition de fréquentation et il n’y a pas lieu de le confisquer ni de le modifier. A noter que les mêmes approches vont être menées par le Parc et le Conservatoire pour les plages de La Palme et de Gruissan. L.P.A. Pour nous joindre « plage-vivante@laposte.net »
