Non à la destruction des maisons des familles françaises rapatriées d’Indochine à Sainte-Livrade sur Lot ! Non à leur relogement forcé ! Pour que les anciens vivent comme ils le font depuis plus de 50 ans !
Le 20 juillet 1954, prenait fin la première guerre d’Indochine qui fit plus de 90 000 morts côté français et 500 000 côté vietnamien. En 1956, les derniers Français d’Indochine (pour beaucoup des familles eurasiennes et afro-asiennes de soldats tombés à Dien Bien Phu ou sur d’autres champs de bataille) qui s’étaient massés autour de Saïgon, dans d’innombrables camps gérés par les troupes coloniales, furent, au nombre de 45 000, rapatriés en France.
Comme les harkis par la suite, après les accords d’Evian du 18 mars 1962, ils furent placés dans des camps désignés par l’euphémique « Centre d’Accueil des Rapatriés d’Indochine… ou d’Algérie ». Après la révolte de la jeunesse harkie en 1975, le gouvernement choisit de fermer les camps sauf celui de Sainte-Livrade sur Lot (Lot et Garonne) où vivent encore une centaine de personnes, et cinq fois plus durant les congés. Aucune mesure d’intégration sociale et urbaine n’ayant jamais été prise, et exclu de tous les dispositifs de réparation et d’indemnisation, ce camp est devenu comme un territoire d’outre-mer de l’ex-Indochine, rescapé d’un moment tragique de l’Histoire, avec ses codes ancestraux, son imaginaire, sa culture et sa langue, sa cohésion et sa solidarité.
Aujourd’hui, la ville de Sainte-Livrade sur Lot, qui se plaint de ne plus être subventionnée, a livré le camp aux bulldozers des promoteurs. Avec l’accord de l’Etat et de l’Agence Nationale pour la Rénovation Urbaine (ANRU), ils entendent raser le camp et ainsi faire disparaître les derniers témoins du conflit indochinois, soit une quarantaine de personnes, sans jamais leur demander leur avis. Ceux-ci, qui ont consciemment ou non, avec raison ou non, pris fait et cause au temps de leur jeunesse pour une Indochine dans le cadre de l‘UNION FRANCAISE, ont tous plus de 80 ans, connaissent des troubles liés à l’âge, sont parfois lourdement handicapés, et ne parlent même pas français pour certains. Est-il normal que leurs spécificités n’aient jamais été discutées par les acteurs de la rénovation urbaine, lesquels prévoient de les faire déménager deux fois dans des opérations tiroir, ce qui risque de les achever ? La centaine de rapatriés d’Indochine habitant ce camp, parmi lesquels se trouvent des survivants de la guerre, ont pourtant déjà énergiquement refusé de le voir raser et avec lui 50 ans de leur vie mais en vain : il a été décidé de les déraciner une seconde fois.
Les signataires de la présente estiment ce projet scandaleux et exigent l’arrêt immédiat des opérations de démolition et l'ouverture de discussion au plus haut niveau avec les habitants du camp de Sainte-Livrade sur Lot autour d’un projet commun de réhabilitation axé sur la rénovation de l’existant et non la pure démolition. Ils réclament que ce camp et son esprit soient reconnus comme partie intégrante du patrimoine culturel et historique de la France
Nom, Prénom Adresse postale profession signature
Collectif pour la sauvegarde du CAFI de Sainte-Livrade sur Lot (CSCSL) c° Léon Nguyen, 6, rue Riquet, 75 019-Paris
Pour votre information : la pétition ci-dessus n'est pas l'oeuvre de pétitionduweb.com, nous sommes uniquement un support de diffusion.
Partager cette pétition sur votre réseau préféré :
créer petition en ligne , tokio hotel,twilight, blaireau, Batignolles
Votre pétition en ligne avec petitionduweb.com service gratuit de mise en ligne et de création de pétition.