Voici ce qui
vient d'arriver en
france:Des
oiseaux congelés vivants à Roissy : comment
cela a-t-il pu être imaginé ?
La France
serait l'un "des
derniers pays
à ne pas
avoir les conditions minimum" pour
prendre en charge les
animaux vivants saisis sur les
aéroports,
selon Allain Bougrain-Dubourg.
Résultat :
ils sont souvent euthanasiés. De plus, les
méthodes utilisées sont parfois cruelles,
ce qui
insurge Christophe Marie,
porte-parole de la
fondation Brigitte
Bardot
Et
si on
décidait de
congeler des
oiseaux vivants ?
Inconcevable,
barbare, cruel ?
C'est pourtant bien ce que vient de faire la direction des services
vétérinaires de
l'aéroport Charles-de-Gaulle.
En
début de
semaine et,
selon plusieurs sources,
une saisie douanière a
été effectuée à l'aéroport de
Roissy-Charles-de-Gaulle.
Une petite
centaine d'oiseaux captifs,
arrivés illégalement du
Mexique,
ont été remis aux services
vétérinaires pour y
être soignés. Ont
été notamment recensés des
chardonnerets gris, des
cardinaux rouge et des
cardinaux à poitrine rose,
espèces d'Amérique du
Nord.
Doublement victimes
Alors qu'il convenait de
soigner ces otages du
trafic et
d'envisager leur réexpédition sur leur territoire d'origine,
afin de les relâcher, les services
vétérinaires ont choisi une autre option :
l'euthanasie !
Pire, la
congélation,
c'est-à-dire une lente agonie !
Nous savions déjà que,
faute de structures (site de quarantaine...) et de
moyens adaptés,
l'euthanasie était pratique courante au
sein de
l'aéroport de
Roissy,
même pour des
espèces en
bonne santé,
mais de
là à les
congeler vivants,
il y a un pas
que la direction des services
vétérinaires a
osé franchir !
La
LPO et la
Fondation Brigitte
Bardot sont indignées que de
telles méthodes puissent être même pensées par des
personnes censées aider la cause
animale et
attendent des
autorités hiérarchiques compétentes une condamnation officielle de
cet acte inacceptable.
Les
deux organisations de
défense de la nature et des
animaux envisagent de porter
plainte afin que de
tels actes insupportables et
injustifiables ne se
reproduisent plus.
Elles intensifieront également, en 2012,
leur combat pour
l'ouverture d'un centre adapté à l'accueil des
animaux victimes du
trafic international et
saisis dans les
aéroports parisiens.
