145 signatairesJ’ai l’honneur de vous écrire afin de vous exprimer mon insatisfaction suite à la conclusion de l’enquête de police menée suite à la disparition, à Nantes, de l’étudiante franco-gabonaise Cécilia Mboumba Prima survenue le 11 janvier 2011.
Les agents de police en charge de l’enquête ont conclu à un suicide. Cependant, les éléments de preuve leur permettant de conclure à cela font l’objet de contestation au sein de son entourage. En effet, la mère de la jeune fille a déclaré : « Dans la soirée du 10 Janvier 2012, ma fille m'a fait savoir qu'elle irait à Marseille avec son patron pour une réunion organisée par l'entreprise dans laquelle elle était en alternance. Elle m'a fait savoir que son collègue viendrait la chercher très tôt le matin et qu'au cas contraire elle me demanderait de la conduire à l'aéroport. » Ceci montre que Cecilia avait bien l’intention de se rendre à sa réunion. « De plus, en recontactant la police qui a eu accès aux vidéos prises par les caméras de surveillance routière du pont de Cheviré, ceux-ci m'ont affirmé que la visibilité des images prises ne leur permettait pas d'identifier une personne présente sur le pont, celui-ci n'étant pas éclairé. De plus, ils disent avoir contacté les pompiers afin qu'ils sondent le fleuve (la Loire) mais sans succès de ce côté-là aussi » ajoute-t-elle. Il n’est donc pas possible d’affirmer que c’est Cécilia Prima qui s’est jeté du haut du pont.
Nous demandons donc, l’ouverture d’une nouvelle enquête de police approfondie sur la disparition de Cécilia Prima.
En espérant que vous tiendrez compte de cette lettre et que vous ferez tout ce qui est en votre pouvoir pour aider la justice.
Je vous prie d’agréer, monsieur Michel Mercie, l’assurance de ma très haute considération.
