0 signatairesNous demandons la démission de Jean-Yves Mano, adjoint de Paris chargé des questions de logement et président de Paris Habitat car "les faits constatés par la CNIL sont trop graves pour demeurer sans conséquence". a savoir Le fichage clandestin des données sur la santé des locataires est non seulement un scandale, mais un délit. La méthode de la CNIL, qui promet de passer l’éponge sur les infractions du passé à condition que Paris Habitat se « conforme à la loi » dans un délai de deux mois n’est pas admissible.Pour les personnes séropositives dont la pathologie a fini dans ces fichiers, les dégâts de telles violations de leur confidentialité peuvent être irréparables. La confidentialité, le droit de choisir quand et à qui on parle de son infection, sont indispensables pour préserver sa dignité.
Dans les hôpitaux, les familles vivant avec le VIH se sont longtemps battues pour que les soignants respectent leur droit à la confidentialité.
Nous demandons l’ouverture d’une enquête pénale sur ces pratiques, à commencer par l’audition de Jean-Yves Mano, président du Conseil d’administration de Paris Habitat, pour que les responsables soient punis.
