26 signatairesPETITION
Adressée à :
Monsieur le Président de la République,
Monsieur le premier ministre
Monsieur le Président du Sénat
Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale
Monsieur,
Réunis en assemblée générale le 11 décembre 2011 à CAPESTERRE BELLE EAU, nous, Association ACSDIG (association citoyenne de sauvegarde et de défense des intérêts des Guadeloupéens), en présence des membres et sympathisants du parti NOFWAP la Guadeloupe en action,
En tant que citoyens, électeurs et contribuables, inquiets et indignés, nous souhaitons attirer votre attention sur un certain nombre de graves problèmes qui préoccupent les Guadeloupéens.
- Depuis quelque temps, les élus de Guadeloupe ont relancé l’idée de changement institutionnel afin d’obtenir plus de pouvoir. Nous refusons de les suivre dans leur entreprise hasardeuse.
LE 7 DECEMBRE 2003, LES ELECTEURS DE GUADELOUPE ONT REFUSE MASSIVEMENT LA SUPPRESSION DU DEPARTEMENT ET DE LA REGION DE GUADELOUPE POUR LES REMPLACER PAR UNE COLLECTIVITE NOUVELLE.
Aujourd’hui, les élus, après avoir écarté de la tribune tous ceux qui pouvaient porter la contradiction, ont mis en place une stratégie pour imposer le changement des institutions, en faisant croire que la demande de changement de gouvernance vient de la population guadeloupéenne. C’est à l’échelon national que la réforme administrative doit être améliorée pour respecter la parité et l’expression de tous les courants de pensée. Un mode de scrutin ne peut pas être le prétexte pour changer nos institutions. Nous attirons l’attention des autorités compétentes sur la suite de cette initiative.
Nous souhaitons que la Guadeloupe reste dans le droit commun, un département-région d’outre-mer, distinct de la Martinique.
Nous exigeons le respect de la démocratie et une procédure loyale pour recueillir le consentement des électeurs.
Nous pensons que c’est dans la stabilité des institutions actuelles qu’on peut résoudre concrètement les problèmes qui se posent aux Guadeloupéens. Une évaluation de toutes les lois spécifiques appliquées sur notre territoire est nécessaire afin de rompre avec les mauvaises pratiques dans tous les domaines et de repartir sur de nouvelles bases.
Le premier ministre, Monsieur FILLON, lui- même, en visite en Guadeloupe, a reconnu qu’il existe des situations de rentes, qu’il y a eu des abus condamnables. Le jeu a donc été faussé, la compétition économique est irrégulière. Pour rétablir une situation de justice nous réclamons un inventaire, une expertise, un état des lieux de l’ensemble de la Guadeloupe.
Il faut clarifier la situation. Nous demandons un inventaire du patrimoine des collectivités locales et un contrôle strict de l’utilisation des fonds publics en Guadeloupe.
- Par ailleurs les élus de Guadeloupe veulent suivre ceux de Martinique et de Guyane pour demander notre adhésion au CARICOM et à l’OECS. Nous souhaitons qu’avant toute intégration économique et politique de la Guadeloupe dans la Caraïbe, un référendum local soit organisé et que les clauses de sauvegarde soient appliquées pour nous protéger l’économie guadeloupéenne de l’impact des accords de partenariat économique entre l’Europe et les ACP (risques de baisse des salaires, de la sécurité et de la couverture sociale, de modification du code du travail à notre détriment).
- En dépit des efforts réalisés, l’immigration clandestine persiste et ses conséquences sont préjudiciables à la cohésion de notre société : mariages blancs, pression exercée sur nos ressources naturelles, déforestation, trafics illicites de toutes sortes dont faux papiers, drogue, armes et prostitution.
Après le tremblement de terre en janvier 2010 en HAÏTI, il y a eu une immigration clandestine massive en Guadeloupe, un moratoire sur les reconduites à la frontière a été décidé, à juste titre, dans ces circonstances exceptionnelles. Mais, maintenant que la situation politique est stabilisée dans ce pays, il est temps d’appliquer strictement la loi afin d’éviter de tomber dans une situation sans issue et dans une déstabilisation complète de notre société.
- Compte tenu de l’exiguïté de notre territoire, 1628 KM2, de la crise du logement et du taux de chômage de la population, les autorisations de séjour et surtout de travail doivent être strictement réglementées. Avec 60.000 chômeurs la Guadeloupe ne peut pas accueillir des travailleurs étrangers de quelque origine que ce soit.
- Par ailleurs, nous sommes opposés au droit de vote des Etrangers non ressortissants de l’Union Européenne aux élections locales et nationales.
- Compte tenu des dysfonctionnements constatés, un recensement rigoureux de la population, commune par commune, s’impose pour une meilleure gestion des ressources et une meilleure adaptation des lois et règlements aux besoins de notre population.
- En matière de fiscalité, vu les situations inextricables que vivent de nombreux Guadeloupéens, nous estimons qu’un véritable jubilé est nécessaire, avec arrêt des poursuites et annulations des dettes fiscales résultant du caractère excessif des impôts locaux.
Nous souhaitons une fiscalité juste plutôt qu’une défiscalisation injuste qui, peu à peu, dépouille les guadeloupéens de leur patrimoine foncier.
- La Guadeloupe est un archipel. Les habitants de toutes ses îles doivent être traités à égalité. Une dotation spécifique, à la hauteur des besoins, doit être réservée pour permettre une réelle continuité territoriale entre les îles de Guadeloupe : Marie-Galante, Terre de Haut, Terre de Bas, Désirade, Grande-Terre et Basse-Terre.
Vous remerciant par avance de l’attention que vous accorderez à nos doléances, nous vous prions d’agréer, Monsieur, l’assurance de notre haute considération.
