3 signataires
Soutien pour douze familles, démunies, contre l’abus de pouvoir de l’administration
Le lieu : Maroc, Ifrane, Lieu dit Loutid El Hajjaj , Dayet Aoua
Sujet :
Les responsables des services des eaux et forêts locaux soutenus par leurs collègues centraux, entament une vaste campagne d’expulsions non justifiées ,a l’encontre de pauvres paysans ,démunis, analphabètes, et sans défense .
Les victimes :
Douze familles (dont font partie un nonagénaire, et un octogénaire parkinsonien), déjà suffisamment meurtries par les aléas impitoyables de la nature qui sévit sur le moyen atlas marocain.
Quelques un d’entre eux, en sacrifiant la pitance de leurs enfants, se sont cotisés pour participer aux frais (consentis au rabais par solidarité) d’un avocat pour les défendre en première instance. Ils ne pourront jamais aller plus loin ,sachant qu’ils appartiennent a cette catégorie de personnes démunies de tout ,sans assistance aucune, parlant mal la langue arabe utilisée exclusivement dans les tribunaux marocains .
Les autres qui n’ont strictement rien, ou que l’âge et la maladie ont complètement déconnecté de la réalité, s’en remettent a dieu comme font tous les laissés pour compte par ici. Ceux-là attendent invariablement les avis d’expulsion. Pourtant, ils sont détenteurs de pièces infaillibles prouvant leurs droits sur les terres et maisons qu’ils occupent légalement, et qu’ils ont héritées légitimement de leurs aïeuls respectifs.
Souhait de ces pauvres gens :
Etre assistés pour qu’une enquête impartiale et juste, soit menée par une commission intègre en présence d’éléments de défense des droits de l’homme. Et dénoncer ainsi une injustice dont l’origine repose sur une affaire sordide orchestrée par des sous-fifres aux moralités et intentions douteuses…..
A noter :
ils ont essayé de se plaindre sans résultat. Ils ont ainsi écrit au gouverneur de la province d’Ifrane , qui n’a pas jugé utile de répondre a leurs doléances. L’appel à arbitrage adressé au haut commissaire aux eaux et forêts s’est soldé par leur assignation en justice. Quant au conservateur de la propriété foncière, il a simplement refusé de les recevoir. La seule réponse reçue : une lettre de l’institution du médiateur, qui leur dictait une procédure impossible à suivre par un analphabète démuni.
Que toute personne indignée par cette situation, signe cette pétition, et fasse ce qu’elle peut pour dénoncer cette flagrante injustice, si possible en diffusant cet appel de détresse auprès d’institutions humanitaires. Merci pour eux.
